03.07.2008
Pouvoir d'achat : les Français toujours pessimistes
Selon un nouveau sondage, ils sont 84% à se déclarer pessimistes sur le pouvoir d'achat, et à 80% à se dire "moins confiants" sur l'avenir de la situation économique en France.
Les Français se déclarent à 84% pessimistes sur le pouvoir d'achat, et à 80% "moins confiants" sur l'avenir de la situation économique en France, selon une nouvelle enquête BVA-BFM-La Tribune-The Phone House publiée mardi 1er juillet.
L'indice de confiance des Français sur la situation économique s'établit à -66 points en juillet, soit une chute de 3 points depuis juin et de 14 depuis mai. Pour ce qui est de leur situation économique personnelle, 65% des Français se déclarent "moins confiants".
Sur la question du pouvoir d'achat, l'indice de confiance remonte en revanche légèrement de -78 en juin à -73 en juillet. Les sondés se déclarent à 78% "moins confiants", sur leur propre pouvoir d'achat.
A la veille du début de la présidence français, les Français déclarent également que leur attentes vis à vis de l'Union européenne sont importantes aussi bien concernant le niveau des prix (64% "assez" ou "très importantes"), celui du chômage (62%), l'économie en général (61%), le niveau des impôts (57%), ou encore le pouvoir d'achat (52%).
- Le sondage a été réalisé par BVA par téléphone les 27 et 28 juin auprès d'un échantillon de 1.005 personnes de 15 ans et plus.
20:40 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
Le PS avertit des dangers du projet de loi
Alors que les députés commencent l'examen du texte sur la représentativité syndicale et le temps de travail, les socialistes estiment qu'il s'agit du "texte le plus dangereux du quinquennat".
Les députés socialistes ont estimé, mardi 1er juillet, que le projet de loi sur la représentativité syndicale et le temps de travail examiné ce jour à l'Assemblée nationale, était "le plus dangereux du quinquennat".
Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a affirmé que "si cette loi passe, la protection dont (les salariés) bénéficient va disparaître".
D'autre part, "cette loi risque d'être aggravée par la directive temps de travail de l'Union européenne", a-t-il ajouté.
"Pas un texte anodin"
"Cette majorité veut aller vers une relation de gré à gré entre chaque salarié et son employeur. On imagine la pression sur les salaires, les conditions de travail, la santé des salariés", a dénoncé Jean-Marc Ayrault.
"Ce n'est pas un texte anodin. Ce n'est pas un hasard s'il passe en plein cœur de l'été pour qu'il puisse passer sans que personne ne résiste", a estimé le député PS. "Plusieurs centaines d'amendements" ont d'ailleurs été déposées par le parti.
Pour le PS, à l'Assemblée, "les textes se suivent et se ressemblent". Le parti rapproche celui-ci au projet de loi sur la modernisation de l'économie (LME), encore en discussion au Sénat, et qui organise "la concurrence à outrance", et à la loi travail, emploi, pouvoir d'achat (TEPA, entrée en vigueur en octobre 2007) qui, toujours d'après le PS, redistribue de l'argent aux plus aisés.
Jean-Marc Ayrault estime que ce nouveau projet de loi dépasse la seule question des 35 heures : "On serait à 40 heures que la question serait la même : démantèlement de tous les aspects protecteurs du salarié, affaiblissements des accords de branche"
19:06 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
GDF confirme sa volonté d'augmenter le prix du gaz
Si le pétrole se maintient à un niveau élevé, "c'est automatiquement des augmentations (du gaz) qui sont devant nous", déclare Jean-François Cirelli, le PDG de Gaz de France. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel affirme pourtant qu'il n'y aura pas de hausse "en juillet".
Le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, a confirmé mardi 1er juillet, malgré les propos contraires du gouvernement, sa volonté de voir les tarifs du gaz augmenter si le pétrole dépasse durablement les 140 dollars le baril.
"Si le pétrole va en effet à 140, 150, 170, 200 (dollars) c'est automatiquement des augmentations (de tarifs) qui sont devant nous", a déclaré Jean-François Cirelli devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. Le baril de pétrole vaut actuellement autour de 142 dollars.
Les députés ont demandé à Jean-François Cirelli s'il souhaitait, comme l'écrit Le Parisien/ Aujourd'hui en France de ce mardi, une hausse de 9,5% du prix du gaz pour les particuliers à partir de juillet.
Profit record de 2,5 milliards d'euros
"Le prix du gaz que nous payons (...) est indexé sur l'évolution du pétrole" et les contrats d'approvisionnement en gaz sont révisés "tous les mois", a déclaré Jean-François Cirelli. Il n'a cependant pas précisé l'ampleur d'une éventuelle hausse.
Les particuliers ont déjà subi deux hausses consécutives des tarifs du gaz, 4% en janvier et 5,5% en avril.
GDF a enregistré un profit record de 2,5 milliards d'euros en 2007.
Pas d'augmentation "au mois de juillet"
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a pour sa part affirmé mardi sur i-télé, qu'il n'y aura pas de nouvelle augmentation des tarifs du gaz pour les particuliers au mois de juillet.
L'entourage de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie en charge des dossiers énergétiques, avait déjà affirmé n'avoir reçu aucune demande de la part de GDF pour le moment.
Le porte-parole du gouvernement, par ailleurs secrétaire d'Etat à l'Industrie et à la Consommation, a expliqué que, pour fixer les prix du gaz, le gouvernement doit concilier plusieurs choses. En premier lieu, "le prix du gaz est aligné sur celui du baril de pétrole" qui ne cesse de croître.
Ensuite, "lorsque le gouvernement minimise les hausses, il est attaqué par les concurrents de GDF qui disent 'le prix du tarif réglementé n'est pas assez élevé'".
La question du pouvoir d'achat entre aussi en considération.
"Nous mesurons bien tout ça. Et nous n'avons pas prévu d'augmenter au mois de juillet le prix du gaz", a insisté Luc Chatel.
12:20 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
GDF confirme sa volonté d'augmenter le prix du gaz
Si le pétrole se maintient à un niveau élevé, "c'est automatiquement des augmentations (du gaz) qui sont devant nous", déclare Jean-François Cirelli, le PDG de Gaz de France. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel affirme pourtant qu'il n'y aura pas de hausse "en juillet".
Le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, a confirmé mardi 1er juillet, malgré les propos contraires du gouvernement, sa volonté de voir les tarifs du gaz augmenter si le pétrole dépasse durablement les 140 dollars le baril.
"Si le pétrole va en effet à 140, 150, 170, 200 (dollars) c'est automatiquement des augmentations (de tarifs) qui sont devant nous", a déclaré Jean-François Cirelli devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. Le baril de pétrole vaut actuellement autour de 142 dollars.
Les députés ont demandé à Jean-François Cirelli s'il souhaitait, comme l'écrit Le Parisien/ Aujourd'hui en France de ce mardi, une hausse de 9,5% du prix du gaz pour les particuliers à partir de juillet.
Profit record de 2,5 milliards d'euros
"Le prix du gaz que nous payons (...) est indexé sur l'évolution du pétrole" et les contrats d'approvisionnement en gaz sont révisés "tous les mois", a déclaré Jean-François Cirelli. Il n'a cependant pas précisé l'ampleur d'une éventuelle hausse.
Les particuliers ont déjà subi deux hausses consécutives des tarifs du gaz, 4% en janvier et 5,5% en avril.
GDF a enregistré un profit record de 2,5 milliards d'euros en 2007.
Pas d'augmentation "au mois de juillet"
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a pour sa part affirmé mardi sur i-télé, qu'il n'y aura pas de nouvelle augmentation des tarifs du gaz pour les particuliers au mois de juillet.
L'entourage de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie en charge des dossiers énergétiques, avait déjà affirmé n'avoir reçu aucune demande de la part de GDF pour le moment.
Le porte-parole du gouvernement, par ailleurs secrétaire d'Etat à l'Industrie et à la Consommation, a expliqué que, pour fixer les prix du gaz, le gouvernement doit concilier plusieurs choses. En premier lieu, "le prix du gaz est aligné sur celui du baril de pétrole" qui ne cesse de croître.
Ensuite, "lorsque le gouvernement minimise les hausses, il est attaqué par les concurrents de GDF qui disent 'le prix du tarif réglementé n'est pas assez élevé'".
La question du pouvoir d'achat entre aussi en considération.
"Nous mesurons bien tout ça. Et nous n'avons pas prévu d'augmenter au mois de juillet le prix du gaz", a insisté Luc Chatel.
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01.07.2008
Sarkozy poursuit sa chute
La popularité du chef de l'Etat atteint en juin son plus bas niveau depuis son élection en mai 2007, avec 59% d'opinions négatives et 34% d'opinions positives, selon une enquête LH2-Nouvelobs.com. En matière de politique étrangère, le président ne convainc pas: près d'un Français sur deux estime qu'il a détérioré l'image de la France dans le monde.
La cote de popularité de Nicolas Sarkozy atteint son plus bas niveau depuis son élection en mai 2007, avec 34% seulement d'opinions positives, selon notre sondage LH2-nouvelobs.com rendu public lundi 30 juin. Le chef de l'Etat perd deux points par rapport au mois dernier. Les Français sont 59% à avoir une opinion négative, dont 31% "très négative". Avec la baisse du pouvoir d'achat et la hausse du prix des carburants, la cote de confiance semble aussi se répercuter légèrement sur l'image du Premier ministre. La cote de Français Fillon, qui reste tout de même plus importante que celle du président, perd un point par rapport au mois dernier, avec 45% d'opinions positives. Le chef du gouvernement reste à 48% d'opinions négatives par rapport à mai.
Sarkozy peine à convaincre sur sa politique étrangère
Par ailleurs, l'enquête de LH2 révèle que le président de la République ne parvient pas plus à convaincre en matière de politique étrangère. Après ses derniers voyages diplomatiques, notamment au Proche-Orient, 45% seulement des Français interrogés déclarent porter un jugement positif sur sa politique étrangère, contre 47% d'avis négatifs. Pire, près d'un Français sur deux (47%) estime que Nicolas Sarkozy a détérioré l'image de la France dans le monde.
Et la présidence française de l'Union européenne, qui commence mardi, ne s'annonce pas comme une réussite pour les personnes interrogées : les Français sont très partagés quant à la capacité de Nicolas Sarkozy à assurer cette tâche. Quarante-sept pour cent disent lui faire confiance, contre une même proportion qui affirme le contraire. Parmi eux, 28% des sondés ne lui font "pas du tout" confiance pour prendre la tête de l'UE.
Sondage réalisé par LH2 pour Nouvelobs.com les 27 et 28 juin par téléphone, auprès d'un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée à la Commission des sondages.
07:13 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
24.06.2008
Anti-piratage : "croisade moyenâgeuse" juge le PS
Dans un appel, des parlementaires socialistes dénoncent dans le projet de loi contre le piratage présenté en Conseil de ministres "une loi d'exception pour l'internet".
Une quinzaine de parlementaires PS ont signé un appel dénonçant le texte contre le piratage sur internet qui a été présenté mercredi 18 juin en Conseil des ministres.
"Le pouvoir poursuit sa croisade moyenâgeuse contre les internautes", avec une "loi d'exception pour l'internet", fustigent-ils, dans leur appel publié par Libération et signé notamment par les députés Patrick Bloche, Didier Migaud, Christian Paul et Manuel Valls, les sénatrices Nicole Bricq et Bariza Khiari et l'eurodéputé Guy Bono.
"Nous nous dressons aujourd'hui contre ce projet disproportionné et dangereux, relevant d'une vision rétrograde et conservatrice de la société de l'information. Nous refusons de voir ouvrir une nouvelle chasse aux internautes", ajoutent-ils.
"Un dispositif voué à l'échec"
Les signataires "refusent que l'argent public soit dilapidé dans un dispositif voué une nouvelle fois à l'échec" et "appellent à la mise en place d'une juste rémunération apportant une véritable garantie aux créateurs".
La France, soulignent-ils, "ne peut pas entrer dans le millénaire du numérique avec les habits de l'Ancien régime".
Ce projet de loi prévoit une riposte graduée envers les internautes pratiquant le téléchargement illégal, allant du simple avertissement jusqu'à la suspension de l'abonnement internet pour une durée pouvant aller jusqu'à un an. Il est la transcription législative des accords de l'Elysée préparés par l'ancien patron de la FNAC, Denis Olivennes. Ces accords avaient été signés le 23 novembre par une quarantaine d'organismes représentant les secteurs de la musique, du cinéma et les fournisseurs d'accès à l'internet.
12:25 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
Le président algérien refuse de se prononcer sur le projet d'Union pour la Méditerrannée
Interrogé sur sa participation, le 13 juillet, au sommet constitutif de l'UPM, voulue par Nicolas Sarkozy, Abdelaziz Bouteflika a refusé de s'engager en lançant simplement : "chaque chose en son temps".
Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a refusé de se prononcer sur sa participation au sommet constitutif de l'Union pour la Méditerranée (UPM), voulue par le président français Nicolas Sarkozy, qui se tiendra le 13 juillet à Paris. Il s'est exprimé à l'issue d'un entretien, de deux heures et vingt minutes, avec le premier ministre français François Fillon, en lançant un laconique "chaque chose en son temps" aux journalistes. S'exprimant auparavant sur le perron du bureau présidentiel de palais El Mouradia, sur les hauteurs d'Alger, le chef du gouvernement français avait assuré qu'"il y a un climat de très grande franchise entre la France et l'Algérie".
La France confiante
François Fillon a insisté sur la qualité du climat de confiance instauré avant d'ajouter avoir été reçu "avec beaucoup de chaleur et avec en même temps une volonté de mettre en œuvre tous les engagements qui ont été pris par le président français et le président Bouteflika lors de la visite d'Etat" de Nicolas Sarkozy à Alger en décembre 2007. Côté français, on se montre très confiant sur la participation de l'Algérie à l'UPM. Paris et Alger ont signé samedi un accord sur le nucléaire civil, un autre sur la défense et une convention visant à faciliter les relations économiques franco-algériennes. "Le président Bouteflika a insisté sur le fait qu'il fallait maintenant avoir des résultats, que nous allons suivre mois après mois pour faire le bilan de cette coopération" a ajouté François Fillon.
07:13 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
18.06.2008
Popularité : Sarkozy stable, Fillon perd 4 points
Le chef de l'Etat reste stable avec 39% des Français satisfaits contre 60% mécontents de son action, dans le baromètre OpinionWay. La côte de popularité du Premier ministre enregistre 44% de Français satisfaits.
Nicolas Sarkozy reste stable avec 39% des Français satisfaits contre 60% mécontents de son action dans le baromètre OpinionWay réalisé pour Metro paru lundi 16 juin.
"C'est toujours un président impopulaire, mais il reste stable", souligne Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay.
"Les efforts effectués en termes d'image, de repositionnement portent leur fruit. Mais ils se heurtent à un contexte difficile, avec notamment la crise du pétrole. Si bien que la reconquête, si elle doit avoir lieu, sera sans doute longue", ajoute-t-il.
Fillon perd 4 points
Dans le même temps, la côte de popularité du Premier ministre François Fillon perd 4 points, avec 44% de Français satisfaits contre 52% assez ou très mécontents.
À gauche, le match Delanoë-Royal semble devoir tourner en faveur du maire de Paris. Ce dernier gagne encore 5 points, à 63% de satisfaits, tandis que l'ancienne candidate à l'Élysée perd un point, à seulement 38% de satisfaits. (Reuters)
Sondage, diffusé dimanche, a été réalisé du 5 au 10 juin auprès d'un échantillon de 1.014 personnes.
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04.06.2008
Coup de Jarnac
CE QU'A FAIT le chouchou du Président, Xavier Bertrand, n’est rien d’autre que ce qu’on appelle communément un « coup de Jarnac », une manœuvre déloyale. Si l’on écoute Nicolas Sarkozy, il n'est pas question de toucher aux 35 heures de la durée légale du travail. Si l’on écoute Xavier Bertrand, il faut sortir du carcan des 35 heures. Le ministre du travail, souvent présenté comme l’alternative à un Fillon inexistant, vient de gagner quelques places au jeu des petits chevaux qui mènent à Matignon, grâce à une manœuvre ou l’hypocrisie se conjugue avec le mensonge. En décembre, les partenaires sociaux décident d’une négociation qui débouche quelques mois plus tard sur un compromis. C’est alors que Xavier Bertrand, négociateur en chef, décide de son petit coup d’état, profitant du texte sur la représentativité syndicale, signé par tous les syndicats pour modifier in extremis ce texte qui, certes, maintient la durée légale du travail à 35 heures mais permet de fixer au sein de l'entreprise une durée réelle supérieure, grâce aux heures supplémentaires notamment. Ce n’est ni plus ni moins qu’une trahison de la parole donnée. Pire, Xavier Bertrand reconnaît être sorti des règles du jeu et le revendique sans vergogne. « J’assume totalement nos divergences avec les partenaires sociaux. Nous l’avons toujours dit, si l’accord est insuffisant, nous le complèterons ». Convaincus d’avoir été trahis, les syndicats sont dans une colère noire. Et, une fois n’est pas coutume, la présidente du Medef, Laurence Parisot approuve leur protestation. Mais ce n’est pas tout. D’après Bernard Thibaud, on modifie toute la législation sur le temps de travail. « Plus de 60 articles du Code du travail vont être modifiés sur un autre sujet que le sujet initial, sans aucune négociation avec les syndicats ». En entrant à l’Elysée, le nouveau président semblait avoir réintroduit la culture de la négociation. Grâce à Xavier Bertrand qui, dans la pièce, joue le rôle du traître d’opéra, il est en train de détruire ces espoirs, justifiant le leader de la CGT lorsqu’il a annoncé hier que "la France qui se lève tôt et qui pour une partie se couche tard, va descendre dans la rue », avec la CFDT le 17 juin. Pour François Chérèque (CFDT) : "C'est un affront ou un défi, en tout cas une provocation". Le gouvernement ferait bien de ne pas trop tirer sur la corde, car l’amertume et la colère ont encore un bon mois avant l’été pour se manifester.
19:20 Publié dans vu dans le Nouvel Obs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hamon, ps, refondation, sarkozy, politique, 91
21.05.2008
Aubry critique la candidature de Royal à la tête du PS
Si la maire socialiste de Lille, proche de Bertrand Delanoë, estime que Ségolène Royal ne ferait pas une bonne première secrétaire du Parti socialiste, elle ne s'est pas prononcée sur sa propre candidature, sans pour autant l'exclure.
La maire socialiste de Lille, Martine Aubry, proche de Bertrand Delanoë, a jugé dimanche 18 mai que Ségolène Royal ne ferait pas une bonne première secrétaire du Parti socialiste. Interrogée sur Canal+ sur le fait de savoir si l'ancienne candidate à la présidentielle ferait une bonne dirigeante pour le parti, Martine Aubry a répondu : "Je ne le crois pas, très franchement".
"Parce qu'il nous faut vraiment retrouver la politique au sens plein du terme, c'est-à-dire avec des valeurs et avec les réponses d'aujourd'hui aux problèmes urgents des Français : le pouvoir d'achat, le logement, la santé", a-t-elle ajouté.
Aubry ne se prononce pas sur sa propre candidature
Martine Aubry, qui présentera elle-même une contribution lors du congrès, a souligné être plutôt "proche" du maire de Paris Bertrand Delanoë, qui pourrait lui aussi présenter sa candidature à la tête du parti.
Elle-même n'a pas exclu de se présenter ni de rallier la candidature de Bertrand Delanoë, mais a souhaité d'abord que le congrès de Reims début novembre soit l'occasion d'ouvrir "un débat politique pour savoir quelle est notre ligne".
Ensuite, "nous devrons nous poser la question (...) de qui est le ou la meilleure pour porter cela. A ce moment-là, je me poserai la question" d'être ou non candidate au poste de première secrétaire, a-t-elle dit. "Soyez sûrs d'une chose : je serai présente, je suis déterminée", a toutefois affiché la dirigeante lilloise.
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